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Jeudi 14 février 2008
 
undefinedIl y a de forts obstacles au péage urbain :
 
Les gens n’aiment pas payer des péages en général, ils perçoivent dans le péage urbain une inégalité sociale, ils craignent un manque de structures de substitutions, ils pensent que le péage pénalise ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler …
 
On les connaît bien et vous les connaissez aussi !
 


Le vrai enjeu de l’acceptabilité est donc de créer les meilleures conditions pour progressivement infléchir l’opinion publique.
 
Nous en avons cerné 5 qui nous paraissent indispensables
 
 
1 -  La volonté politique
 
Il faut un consensus entre les acteurs politiques, économiques, et sociaux au plan national et au plan local ; Et encore mieux, il faut un leader emblématique qui porte le projet. New York a Michael Bloomberg qui porte le projet et une organisation le déploie. Londres  a eu Ken Livingston qui a pris le risque de jouer son élection sur le projet de Congestion Charge « C » en s’appuyant sur le « Grand Londres ».
 
2- Intégrer le péage urbain dans une politique globale des transports publics
 
A Londres, 100% des recettes sont affectées aux TP : concrètement c’est 11000 nouvelles places de bus proposées aux usagers pour se rendre dans la zone à péage (mises en place dès 2001) et la capacité du métro qui va augmenter de 25% d’ici 2020.
A New York c’est 1/3 du financement des infrastructures de transports qui sera assuré par le péage.
 
3 -  Une consultation préalable
 
On sait que le public est hostile et il faut comprendre le degré d’hostilité : A New York, 62% sont contre. Mais 57% considèrent la congestion comme un problème majeur.
 
Surtout, il faut associer la population à la prise de décision. New York et  Londres ont déployé une stratégie lourde :  
-          des dizaines de consultations organisées auprès des résidents.
-          Site Internet participatifs
-          De référendums : 2 référendums à Londres en 2001 pour valider le projet. Aujourd’hui à Londres 52% de pour.
 
4 - Un produit marketé et acceptable par tous
 
-          Une zone connue : Manhattan à partir de la 86e rue
-          Un système simple : un badge
-          Une règle claire : 6h – 18h
-          Le moins possible d’exemptions : ambulances, handicapés, taxis
 
5 - Une Communication forte, citoyenne et pédagogique 
La communication repose sur un constat sans concession : pollution, congestion, financement des infrastructures sont le trio gagnant dans lequel il faut choisir un thème majeur.  M. Bloomberg a illustré  la pollution avec le taux d’asthmatiques 4 fois supérieur à la normale , Ken Livingston a appuyé sur le problème de la congestion.
Mais les meilleurs messages ne sont rien sans des moyens de Mass Media :
 
Spot TV, affiches, campagne presse, site web, N° Vert …
par Signs
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Lundi 7 janvier 2008
Une Première ébauche de scénario proposé par les acteurs économiques de l'Ile-De-France :


Les objectifs affichés :
 
Une mobilité qui permette aux actifs d'accéder aux emplois.
 
Une fluidité retrouvée sur les routes qui rende plus efficaces les transports de marchandises et les déplacements indispensables, prioritaires, urgents ou nécessaire.
 
Des infrastructures et de services liés au transport qui ouvrent de nouveaux débouchés aux entreprises.
 
Des ménages qui dégagent une nouvelle marge de manœuvre dans leur budget, dont une part peut être affectée à la consommation.


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Les 10 mesures soutenues :
 
1- Création d’une Autorité Organisatrice de la Mobilité compétente pour l’ensemble du bassion sur la mobilité des personnes et des biens, les transports collectifs et individuels, le stationnement et la circulation.
 
2 - Instauration d’une Ecotaxe sur les poids lourds (TPL), qui recouvre les coûts d'infrastructure et les externalités du transport. Cette TPL constitue une source pérenne de financement de l'AO.
 
3 - Automatisation généralisée du contrôle sanction pour la vitesse, les feux rouges et éventuellement pour d'autres infractions. Cette mesure, dégage une ressource financière et lutte contre la congestion.
 
4 - Promotion des modes de transports alternatifs à la voiture particulière (taxis, covoiturage, autopartage). Le stationnement en ouvrage est encouragé et la voirie de surface rendue disponible, requalifiée au profit des modes doux et partagés, mais aussi de l'activité économique.
 
5 - Mise en place d’un péage urbain qui s’attachera à traduire une certaine « vérité des prix », donc à rendre compte de l’usage. Si son périmètre est étendu, on prévoira plusieurs zones afin de pouvoir appliquer une tarification graduée selon le nombre de zones parcourues.
 
6 - Amélioration de la fluidité par l’orientation des comportements. Il est fixé un objectif de vitesse de circulation, supérieur à la vitesse actuelle.
 
7 - Création d’un « observatoire de la mobilité » qui associe les acteurs économiques. Cet observatoire produit les indicateurs nécessaires pour suivre les effets et réorienter les mesures décrites : mobilité, démographie, budget des ménages, activité économique.
 
8 - Amélioration significative de l’offre taxis avec des équipements et des mesures réglementaires qui facilitent le rapprochement de l'offre et de la demande et une augmentation du nombre de licences. En couronne, des systèmes de taxis collectifs conventionnés irriguent des zones mal desservies en prolongeant l'offre TC.
 
9 - Réorganisation de la tarification TC de manière à rendre compte plus justement à la fois du coût de production (distance) mais aussi de la densité / qualité de l'offre. Les tarifs en zone centrale, sont significativement relevés pour s'établir à des niveaux similaires aux grandes capitales de l'Europe du Nord.
 
10 - Programme d’infrastructures TC lourd en rocade qui aura l’ambition d'être aussi structurant que l'ont été le métro en 1907 ou le RER en 1965.


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Une étude à l'initiative des acteurs économiques 
Des acteurs économiques et organismes représentatifs (SANEF, EXPERIAN, MIDAS, MEDEF Ile-de-France, Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, Fédération Régionale des Travaux Publics d'Ile-De-France, Port Autonome de Paris) se sont regroupés pour financer une « étude d’opportunité, de faisabilité et de cadrage de nouvelles modalités de gestion des déplacements, pour une mobilité optimale des personnes et des biens en Île-de-France ». La maîtrise d'ouvrage de l’étude a été confiée  au cabinets SIGNS et sa réalisation à un groupement réunissant SETEC INTERNATIONAL (aspects liés à la socio-économie des transports) et SETEC ITS (aspects de faisabilité technique et juridique).
 
Pourquoi ?
Pour les acteurs économiques commanditaires, la mobilité est à la fois un facteur de compétitivité essentiel et une charge, un frein potentiel. Les entreprises sont donc particulièrement sensibles à la notion d’optimum, d’équilibre, de compromis qui est au cœur de la notion de « durabilité ». Mais comment concrétiser cette mobilité durable à l’échelle de l’IdF, vu les enjeux particuliers de cette région ? Par cette étude, les commanditaires souhaitent contribuer au fil des échéances qui se présenteront à court, moyen et long termes, à inventer la mobilité de demain, ménageant le meilleur optimum possible entre préoccupations économiques, sociales et environnementales. 
 

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par Signs
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